Le Grand Sot

Danse – France – Création 2020
Tout public à partir de 8 ans

Chorégraphe: Marion Motin
Interprètes : Marie Begasse, Alison Benezech, Caroline Bouquet, Manon Bouquet, Lorenzo Dasse, Achraf Jendane, Julien Ramade, Sulian Rios et Alexis Sequera
Lumières : Judith Leray et Marion Motin
Production : Compagnie Les Autres
Soutiens et coproducteurs : La Drac Normandie, la Région Normandie, le Département de la Manche, La Villette, le Théâtre de Saint-Lô, Le Prisme d’Elancourt, Visages du Monde à Cergy et les Fours à chaux de Régneville

SPECTACLE EN CREATION
Premières en Novembre 2020
Tournée en préparation sur la saison 2020/2021

SPECTACLE
Le grand Sot ou la « chefferie », comment en partant d’une équipe sportive qui participe à un concours de natation, on se retrouve dans une sorte de thriller où chaque sportif essaye de tirer la couverture à lui.
La question est : « Quel est notre devoir lorsque nous atteignons un poste de leader ? ».
Un chef d’état, un chef de rayon, un chorégraphe, ne devrions-nous pas parler de responsable et sa responsabilité de soutenir, emmener et partager des valeurs avec son peuple, ses employés, ses interprètes ?
Pourquoi le pouvoir a un tel effet sur l’homme? En quoi se sentir au-dessus, important, regardé entraîne un comportement si loin de ce que l’on est vraiment.

MOT DE LA CHOREGRAPHE
Sous couvert d’une épopée marine, qui mènera à un naufrage, ou pas, je critique avec humour nos comportements.
J’ai choisi huit interprètes aux personnalités très tranchées, un échantillon de population humaine. Tout aussi prêts à s’unir qu’à se déchirer.
La scénographie est simple, un plateau mis à nu avec issues de secours, portes menant aux loges, chaise haute d’arbitre.
Le dispositif lumière est composé de quatre machines automatiques suspendues qui prennent vie en observant et accompagnant les danseurs. Elles sont quasiment humanisées non sans rappeler les nombreux objets connectés de notre entourage.
Pour les costumes, je pars d’une unité d’équipe sportive qui va au fur-et-à-mesure, glisser vers l’identification de chaque personnage révélant ainsi leur caractère. Adidas se prête au jeu et nous habille des bonnets de bain aux sneakers.
Le thème principal est l’écoute au sens large. Savoir écouter un groupe, savoir s’écouter et savoir écouter ce qui nous entoure. C’est un thème récurent dans mes spectacles car la vie est une question d’équilibre, savoir doser. Nous sommes notre propre chef, notre grand sot, mais comment dealons-nous avec cette tâche pas si simple ? L’évidence de la nature et la complexité de l’être humain sont mes principales sources d’inspiration.
Alors dansons ! Dansons pour tout ressentir, dansons pour transmettre, dansons pour éliminer, dansons pour transcender ! La vie est partout, mouvante et indestructible je l’espère, l’arrêt est une hérésie.

MARION MOTIN
Marion commence la danse Hip Hop en 1996. Elle fait ses armes auprès des grands noms de la scène hip hop française et internationale tels que Nasty, Brian Green ou encore Storm. Après avoir travaillé dans les compagnies Pambe Dance Compagnie et Quality Street, elle dansera pour des grands noms de la scène contemporaine tels que Sylvain Groud et Angelin Prejlocaj.
En 2012, elle fait le tour du monde aux côtés de Madonna pour le MDNA tour. A son retour, elle rencontre Stromae dont elle chorégraphie les clips et la tournée Racine carrée. Depuis Marion poursuit ses collaborations avec des grands noms de la musique : Christine and the Queen, Dua Lipa, Catherine Ringer et récemment Angèle dont elle chorégraphie la tournée de Zéniths. Elle travaille aussi avec Jean-Paul Gaultier dont elle chorégraphie le Fashion Freak Show.
En parallèle Marion Motin travaille aussi au plateau. Tout d’abord avec la pièce In the Middle (2014) dansée par Swaggers son crew de danseuses crée en 2009. Puis avec son solo Massacre crée à la Villette en 2018. En 2019, elle répond à l’invitation de la Rambert Dance Company à Londres pour laquelle elle chorégraphie la pièce Rouge dont la première a eu lieu au Sadler’s Well en mai 2019.
Sa recherche chorégraphique s’appuie essentiellement sur la corporalité naturelle instinctive et le mouvement immédiat et nécessaire. Passionnée par la scénographie, elle imagine ses spectacles comme des films et travaille la lumière presque autant que les mouvements.