Le cri – Cie Dyptik

Danse – France – Création 2018

Durée : 50 minutes

Tout public à partir de 8 ans

Direction artistique : Souhail Marchiche et Mehdi Meghari
Chorégraphie : Souhail Marchiche
Interprétation : Toufik Maadi, Lauren Lecrique et Mellina Boubetra
Création lumière : Richard Grata
Création musicale : Patrick De Oliveira
Scénographie : Thomas Collet
Costumes : Marie Thouly
Production :  Compagnie Dyptik
Coproduction : Maison de la Danse de Lyon, Théâtre de Cusset / Scène conventionnée Arts du Cirque et Danse, CCN Ballet de Lorraine / Ville de Villiers les Nancy, Dance City  (Newcastle, UK)
Aide à la création : Région Auvergne – Rhône-Alpes, Département de la Loire, Caisse des Dépôts & Consignations, ADAMI, SPEDIDAM

En tournée en France sur la saison 2018/2019

Tournée en préparation sur la saison 2019/2020

Le malaise est grand. La tension palpable. Les mots sont tus. Enfermés dans un corps à l’agonie. La raison n’est plus. Plus rien n’est maîtrisé. Des bouches béates et muettes, aucun son ne sort. L’émotion est trop forte. Trop violente. Ce sont les corps qui disent. Instinctivement. Charnellement. Ils crient. Ils pleurent. Ils hésitent. Ils rient.

La révolte se personnifie. Elle devient force d’attraction. Les gestes s’intensifient. Le combat croit. Se matérialise. S’intellectualise. Les corps trouvent un sens. Le mouvement, plus puissant, un rythme. Jusqu’à l’ultime affrontement, le lâcher-prise.

Les mots s’écrivent à la craie. Tracent une destinée commune. Libèrent les corps dans un dernier souffle. Le cri nous parvient.

NOTE ARTISTIQUE

« Du rire aux larmes. Du bien-être à l’agonie. Du plaisir à la souffrance. Le monde nous livre les images de sa société sans filtre ni explication. Tout devient accessible et se partage sans mesure. Sans retenue. Les sentiments se bousculent et s’entrechoquent. De plus en plus vite. De plus en plus fort. Le Cri est l’expérience du corps dans ce contexte absurde où l’émotion devient objet de consommation. Où les histoires s’écrivent avec une incohérence et une ironie déconcertantes. Où les contradictions croissent et se stigmatisent.

Le ressenti est donc au cœur du processus créatif et de la recherche du mouvement. Placés en situations physiques extrêmes à l’occasion de laboratoires chorégraphiques préalables, les danseurs ont mis à l’épreuve leurs capacités à résister à la douleur, la contrainte, la fatigue, l’exaltation… pour livrer une gestuelle épurée, correspondant à leur émotion à l’instant T. La proposition sonore, initialement empreinte de neutralité afin de ne pas influencer le mouvement, évolue au rythme de l’intention émotionnelle du trio, sous tension permanente. » Souhail Marchiche, chorégraphe

LA COMPAGNIE DYPTIK

Fondée en 2012 par les chorégraphes Souhail Marchiche et Mehdi Meghari, la compagnie stéphanoise Dyptik est conventionnée par la ville de Saint-Étienne, soutenue par la DRAC, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Département de la Loire.

Dès 2012, la compagnie Dyptik explore le thème de l’identité, au travers de deux pièces chorégraphiques : En quête (2012) et Dyptik (2014).

Elle investigue ensuite le champ de la révolte avec D-Construction (2016), Dans l’engrenage (2017) et Le Cri (2018).

Au-delà de son travail créatif, la compagnie Dyptik développe de nombreuses actions culturelles autour de ses créations, et est à l’origine du festival TRAX, créé en 2014.

Attachée aux valeurs de partage, de rencontre et d’échange, la compagnie Dyptik ouvre également ses studios stéphanois aux artistes et au public, pour en faire un véritable lieu de résidence artistique et de représentation.

“Les talentueux Lauren Lecrique, Mellina Boubetra et Toufik Maadi interprètent d’une seule traite, sans jamais quitter la place, une création de cinquante minutes chrono… L’opus est sans cesse soutenu par la B.O. électro-acoustique efficace de Patrick de Oliveira, valorisé par les effets de clair-obscur, de contrejour, les ambiances générales, les focalisations nettes et sans bavure de Richard Gratas.” Nicolas Villodre, Mouvement.net


“L’image centrale du cri, inspirée sans doute par la célèbre toile de Munch, est une réussite à la fois émotionnellement et visuellement. Toufik Maadi, au sommet de son art, sait donner du sens à ces gestes volontaires de révolte insufflée par le chorégraphe… qui pousse un grand cri d’alerte et s’affecte de la société de l’indifférence où la misère côtoie le bling-bling sans que, finalement, le monde s’en émeuve.” Emmanuel Serafini, IO Gazette

Date
Ville
Salle
19/10/2018MIRIBEL (01)Festival Karavel
06 et 07/11/2018CUSSET (03)Théâtre
01/02/2019SORBIERS (42)L'échappée